Adoption 2011 et la loi haitienne
Une inquiétude largement partagée. « L’orphelinat de notre fille, Rose-Milove, s’est effondré. Heureusement, notre petite puce, qui a un an et cinq mois, n’a rien. Mais l’idée qu’elle puisse être dans la rue, sans eau, ni nourriture, est insupportable », confie, très émue, Marie Ferreira qui, ce dimanche, a participé avec son mari, Jean-Marc, à un rassemblement devant le ministère des affaires étrangères. Face à ces demandes, le Quai d’Orsay a d’abord répondu que l’acheminement en France des enfants n’était pas d’actualité, la priorité restant « à l’urgence des secours ». Une position difficile à accepter pour les familles. « Bien sûr que l’urgence est prioritaire, dit une mère. Mais nos enfants, aussi, sont en situation d’urgence à partir du moment où ils n’ont plus de toit, ni de moyens de subsistance ». Ces familles affirment comprendre ce souci d’agir avec prudence, pour éviter que se répètent certaines dérives passées en matière d’adoption internationale. « Il n’est pas question de contourner la loi haïtienne », affirment-elles, en précisant que, dans leur cas, l’adoption 2010 est allée à son terme.