Les Pays-Bas et l’adoption 2011

« À chaque fois que d’autres parents vont sur place, on leur donne des jouets, des vêtements pour nos deux garçons de 4 et 6 ans. On les a aussi abonnés à des journaux pour enfant », confie Marguerite Villedey, qui vit à Foix (Ariège). « Pour ma fille de 7 ans, je ne suis pas une inconnue. Elle a des photos de moi, elle sait que je dois venir la chercher », ajoute Dominique, originaire de Touraine. Alors que l’Unicef a appelé hier à éviter « toute précipitation », le gouvernement français a, lui, un peu assoupli sa position. « Les familles adoptantes pour lesquelles la procédure haïtienne est arrivée à son terme et dont l’enfant serait attributaire du passeport haïtien, peuvent être assurées de son retour en France dans les meilleurs délais », a affirmé le Quai d’Orsay, précisant qu’un agent consulaire, sur place, était « spécialement chargé » de suivre la situation des enfants et de veiller à ce qu’ils reçoivent l’aide nécessaire. « C’est un premier pas mais la difficulté, pour nous, va être de prouver notre bon droit. Tous les papiers officiels sont en possession des autorités locales et certainement dans les décombres », indique Corinne Jusserand. Comme tous les autres parents, elle aimerait que la France suive l’exemple des Pays-Bas, qui a annoncé lundi 18 janvier l’envoi d’un avion pour ramener 109 enfants haïtiens en cours d’adoption 2010.